Greffes

Transplantation d’utérus

Pour les femmes nées sans utérus ou qui l’ont perdu. Une transplantation temporaire encadrée par une FIV de part et d’autre, et une ablation prévue dès le départ.

Pour les femmes nées sans utérus ou qui l’ont perdu. Une transplantation temporaire encadrée par une FIV de part et d’autre, et une ablation prévue dès le départ.

En bref

À l’hôpital
10 jours
Séjour total
45 jours
Coût
Chiffré après évaluation clinique

La transplantation d’utérus place un utérus donné chez une femme qui ne peut pas porter de grossesse parce qu’elle n’a pas d’utérus ou parce que le sien ne fonctionne pas. Elle se distingue de toutes les autres transplantations de ce site sur deux points : elle ne sauve pas une vie, et elle n’est pas destinée à être définitive. Son but est de rendre possibles une ou deux grossesses, après quoi l’utérus est retiré et le traitement immunosuppresseur est arrêté.

À qui cela s’adresse

Les femmes présentant une infertilité utérine absolue — nées sans utérus, nées avec un utérus non fonctionnel, ou dont l’utérus a été retiré pour raison médicale. C’est un groupe restreint et précis, et l’évaluation porte conjointement sur la santé physique et mentale, car le parcours est long et exigeant du début à la fin.

Donneuse vivante ou donneuse décédée

Une donneuse vivante, le plus souvent la mère ou une sœur, permet une exploration sans hâte avant l’opération, mais elle subit elle-même une chirurgie lourde avec un risque réel, et ce risque n’est pas un détail annexe de la décision. Une donneuse décédée le supprime entièrement et autorise une dissection plus large avec des vaisseaux plus gros, ce qui réduit les complications du greffon. La contrepartie est que l’inflammation qui suit la mort cérébrale peut altérer la qualité de l’organe et augmenter le risque de rejet.

Comment la séquence se déroule réellement

La FIV vient en premier. L’utérus transplanté n’est pas relié aux trompes, la conception ne peut donc pas se faire naturellement et les embryons doivent être créés et congelés avant la greffe. Viennent ensuite l’hystérectomie de la donneuse et la transplantation elle-même. Puis une période d’attente — le transfert d’embryon a généralement lieu six à douze mois plus tard, une fois le greffon stabilisé et le traitement équilibré. L’accouchement se fait par césarienne, vers trente-sept à trente-neuf semaines ou plus tôt s’il existe une raison médicale. Lorsque la famille est complète, l’utérus est retiré et l’immunosuppression prend fin, ce en quoi cette transplantation est plus clémente que les autres.

Ce qu’il faut peser avant de commencer

C’est un programme plutôt qu’une opération, et il s’étale sur des années : FIV, chirurgie lourde, des mois d’immunosuppression, une grossesse surveillée, une césarienne, et une dernière opération pour retirer le greffon. Il n’est proposé que dans relativement peu de centres. Demandez combien le centre en a réalisées, qui suivra la grossesse, et ce qui se passe si le greffon échoue avant un transfert — ces réponses comptent ici plus que pour presque toute autre intervention que nous coordonnons. Nous organisons l’hôpital, l’équipe et le séjour ; le don est encadré par la loi et n’est pas quelque chose que nous pouvons organiser.

Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.