Oncologie

Immunothérapie

Un traitement qui aide votre propre système immunitaire à reconnaître et attaquer le cancer — non un médicament qui empoisonne directement la tumeur, et qui ne convient pas à tout le monde.

Un traitement qui aide votre propre système immunitaire à reconnaître et attaquer le cancer — non un médicament qui empoisonne directement la tumeur, et qui ne convient pas à tout le monde.

En bref

À l’hôpital
1 jour
Séjour total
14 jours
Coût
Chiffré après évaluation clinique

L'immunothérapie agit autrement que la chimiothérapie. Plutôt que d'attaquer directement les cellules cancéreuses, elle lève les freins que le cancer a posés sur votre système immunitaire, ou dote ce système de quoi reconnaître le cancer comme une menace. Cette différence explique à la fois son intérêt et ses limites : quand elle marche, elle peut marcher durablement, et elle ne marche pas pour tout le monde ni pour tous les cancers.

Les principales formes

Les inhibiteurs de points de contrôle — médicaments anti-PD-1, anti-PD-L1 et anti-CTLA-4 — lèvent les freins immunitaires et constituent le groupe le plus utilisé. Les anticorps monoclonaux ciblent des marqueurs précis à la surface des cellules cancéreuses. La thérapie par cellules CAR-T réingénierie les propres lymphocytes T du patient et s'emploie dans certains cancers du sang. Les vaccins anticancéreux visent à entraîner la réponse immunitaire. La thérapie par cellules dendritiques prélève des cellules immunitaires, les active hors du corps puis les réinjecte, et s'utilise en complément d'autres traitements dans certains centres.

À qui cela s’adresse

Elle est utilisée dans le mélanome, les cancers du poumon, du rein et de la vessie, dans les lymphomes et les leucémies, et dans quelques autres — typiquement dans une maladie avancée ou disséminée, ou lorsque la chimiothérapie a cessé d'agir. Sa pertinence pour votre cancer se décide par l'analyse de la tumeur elle-même, non par le seul diagnostic : demandez donc quels tests de marqueurs ont été faits et ce qu'ils ont montré avant que quoi que ce soit ne soit convenu.

Le traitement et ses effets indésirables

Elle est administrée par cycles, avec une surveillance entre eux. La récupération entre les doses est généralement plus rapide qu'avec la chimiothérapie. Les effets indésirables sont d'une autre nature : parce que le traitement active le système immunitaire, il peut enflammer des organes sains — peau, intestin, thyroïde, foie ou poumons. La plupart se maîtrisent lorsqu'ils sont pris tôt, ce qui est précisément la raison d'être du calendrier de surveillance et pourquoi tout nouveau symptôme doit être signalé plutôt qu'attendu.

Avant de donner votre accord

Demandez quel médicament précis est proposé, quels examens justifient son emploi dans votre cas, quelle durée de cure est envisagée, et comment elle se poursuivrait chez vous. Nous posons ces questions par écrit à l'oncologue avant votre départ. Nous ne vous dirons pas que c'est une guérison et ne vous citerons pas de taux de réponse : savoir si l'immunothérapie aidera une personne donnée est réellement incertain à l'avance, et quiconque promet le contraire vous vend quelque chose.

Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.