Greffes

Transplantation du pancréas

Surtout pour un diabète de type 1 qui a déjà abîmé les reins. Souvent réalisée en même temps qu’une greffe de rein, et mise en balance avec une immunosuppression à vie plutôt qu’avec l’insuline seule.

Surtout pour un diabète de type 1 qui a déjà abîmé les reins. Souvent réalisée en même temps qu’une greffe de rein, et mise en balance avec une immunosuppression à vie plutôt qu’avec l’insuline seule.

En bref

À l’hôpital
14 jours
Séjour total
60 jours
Coût
Chiffré après évaluation clinique

La transplantation du pancréas place un pancréas sain prélevé sur un donneur chez une personne dont le sien ne fonctionne plus. Le pancréas fabrique les sucs digestifs et les hormones — insuline et glucagon — qui maintiennent la glycémie stable, et c’est le versant hormonal que vise la transplantation. Presque toutes les personnes qui en bénéficient ont un diabète de type 1 : en général avec des complications que l’insuline ne contrôle plus, une atteinte rénale ou une insuffisance rénale installée, une atteinte des nerfs ou des yeux, ou des hypoglycémies sévères répétées qui surviennent sans signe annonciateur.

Quatre façons de la réaliser

Le pancréas est transplanté seul lorsque les reins sont encore largement intacts. Une transplantation simultanée pancréas-rein place les deux organes au cours d’une même opération, et c’est le choix habituel lorsque l’insuffisance rénale est déjà là ou proche. La transplantation de pancréas après rein fait suite à une greffe rénale antérieure, lorsqu’un pancréas compatible devient disponible. La greffe d’îlots — l’injection dans le foie des seules cellules productrices d’insuline — est une quatrième approche et reste une procédure de recherche plutôt qu’un soin établi ; nous le disons plutôt que de la présenter comme une option équivalente.

L'intervention

Trois à six heures sous anesthésie générale. Le chirurgien ouvre l’abdomen et place le pancréas du donneur dans le bas de l’abdomen, en le raccordant aux vaisseaux et à l’intestin grêle pour que les sécrétions digestives aient une issue. Votre propre pancréas est laissé en place : il produit encore des enzymes digestives, et le retirer ajouterait un risque sans bénéfice. La récupération commence en réanimation, avant le transfert dans un service classique.

Ce qui suit, pour le reste de votre vie

Le traitement immunosuppresseur commence immédiatement et se poursuit indéfiniment. C’est le compromis honnête que demande cette opération : être libéré de l’insuline et des hypoglycémies, en échange de médicaments qui augmentent le risque d’infection et ont leurs propres effets à long terme. Un pancréas transplanté peut fonctionner des années ou des décennies, et il peut aussi cesser de fonctionner et devoir être remplacé. Pour une personne dont le diabète est stable sous insuline, ce compromis n’en vaut généralement pas la peine — c’est pourquoi l’opération se concentre sur celles dont le diabète a déjà commencé à détruire d’autres organes.

Avant de partir

Le bilan est approfondi et prend du temps — cœur, reins, circulation et dépistage des infections, ainsi que le typage tissulaire qui détermine la compatibilité du donneur. Nous organisons l’hôpital, le chirurgien, le bilan et le séjour. Nous n’organisons pas les organes ; l’attribution des organes de donneurs décédés suit la loi du pays où a lieu l’opération. Demandez avant de venir qui supervisera votre immunosuppression et votre diabète une fois rentré, car c’est un traitement qui se poursuit bien après le vol du retour.

Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.