Oncologie
Traitement du cancer du col de l'utérus
Presque toujours dû à une infection persistante au HPV, dépisté bien avant tout symptôme — et traité par chirurgie, radiochimiothérapie ou les deux selon le stade.
Presque toujours dû à une infection persistante au HPV, dépisté bien avant tout symptôme — et traité par chirurgie, radiochimiothérapie ou les deux selon le stade.
En bref
- À l’hôpital
- 5 jours
- Séjour total
- 28 jours
- Coût
- Chiffré après évaluation clinique
Le cancer du col de l'utérus survient lorsque les cellules du col se multiplient sans contrôle, le plus souvent après une infection persistante par un type à haut risque du papillomavirus humain. Cette cause unique explique pourquoi le dépistage fonctionne si bien ici : les modifications qui précèdent le cancer peuvent être détectées et traitées des années avant qu'un cancer n'existe.
Symptômes, dépistage et diagnostic
Des saignements entre les règles, après les rapports ou après la ménopause sont le signe d'alerte classique, de même que des pertes inhabituelles, aqueuses, rosées ou malodorantes, des douleurs pelviennes, des douleurs pendant les rapports et des règles plus abondantes ou plus longues. Une maladie avancée peut provoquer des douleurs du dos ou des jambes et un gonflement. Le frottis et le test HPV sont les examens de dépistage ; la colposcopie avec biopsie confirme le diagnostic ; et le scanner, l'IRM ou la TEP établissent l'étendue.
Les traitements et la façon dont on les choisit
Une maladie très précoce peut être traitée par conisation, qui retire le tissu atteint et peut préserver la fertilité. La trachélectomie élargie retire le col mais conserve l'utérus, et elle est proposée à des femmes jeunes sélectionnées qui souhaitent mener une grossesse. L'hystérectomie retire l'utérus et, dans sa version élargie, les tissus voisins et les ganglions. Au-delà des tout premiers stades, la base du traitement est la radiochimiothérapie — radiothérapie administrée avec une chimiothérapie — habituellement complétée par une curiethérapie, où la source radioactive est placée dans le col lui-même. La thérapie ciblée et l'immunothérapie ont un rôle dans la maladie avancée ou récidivante, choisies d'après le profil moléculaire.
La convalescence et ce à quoi vous attendre
La récupération dépend beaucoup de la voie choisie : une intervention mini-invasive cicatrise vite, tandis qu'une opération élargie ou une radiochimiothérapie complète demande plus de temps et davantage d'efforts. Les examens de suivi se poursuivent pendant des années, car détecter tôt une récidive change ce que l'on peut faire. Le soutien psychologique et, le cas échéant, la consultation de fertilité font partie des soins et ne sont pas des ajouts après coup.
Ce qui permet de l'éviter
La vaccination contre le HPV, un dépistage régulier par frottis et test HPV, et le fait de ne pas fumer sont ce qui empêche ce cancer d'apparaître — cela vaut la peine d'être dit clairement aux familles qui accompagnent une patiente, car sœurs et filles peuvent agir. Si vous êtes en cours de traitement et espérez avoir des enfants ensuite, abordez la préservation de la fertilité avant le début du traitement, non après : nous veillerons à ce que la question parvienne par écrit à votre oncologue tant que les options restent ouvertes.
Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.