Neurochirurgie

Stimulation cérébrale profonde

De fines électrodes placées sur une cible précise au fond du cerveau, alimentées par un générateur thoracique semblable à un stimulateur cardiaque — elle stabilise le mouvement, elle ne guérit pas la maladie.

De fines électrodes placées sur une cible précise au fond du cerveau, alimentées par un générateur thoracique semblable à un stimulateur cardiaque — elle stabilise le mouvement, elle ne guérit pas la maladie.

En bref

À l’hôpital
5 jours
Séjour total
21 jours
Coût
Chiffré après évaluation clinique

La stimulation cérébrale profonde régule une signalisation cérébrale anormale par l'électricité au lieu de retirer quoi que ce soit. Le système comporte quatre éléments : des électrodes portées par de fines sondes isolées placées sur une cible précise du cerveau, des câbles d'extension cheminant sous la peau, un générateur d'impulsions — un appareil très proche d'un stimulateur cardiaque — implanté sous la peau du thorax au-dessous de la clavicule, et un programmateur portatif servant à régler les paramètres et à allumer ou éteindre la stimulation.

À qui cela s’adresse

Maladie de Parkinson, tremblement essentiel, dystonie, trouble obsessionnel compulsif et épilepsie. Dans la maladie de Parkinson en particulier, les candidats sont les personnes qui vivent avec la maladie depuis environ quatre à cinq ans ou plus, dont le tremblement ou la raideur est sévère, qui répondent encore bien à la lévodopa mais alternent désormais entre périodes où le traitement agit et périodes où il n'agit plus, et dont les symptômes sont invalidants malgré le meilleur schéma médicamenteux. Elles doivent être suffisamment aptes à la chirurgie sur les plans physique et psychologique : une démence sévère ou une maladie psychiatrique importante l'exclut. Les deux cibles les plus utilisées sont le noyau sous-thalamique et le globus pallidus interne.

Le bilan qui la précède

Un bilan neurologique complet, une IRM et un scanner cérébraux, et l'évaluation des symptômes moteurs avec et sans traitement — c'est cette comparaison qui prédit le bénéfice attendu de la stimulation. L'évaluation neuropsychologique examine le versant cognitif et psychiatrique. Les analyses de sang et d'urine dépistent d'autres problèmes. Lorsque l'indication est un trouble obsessionnel compulsif, l'échelle de Yale-Brown est utilisée ; lorsqu'il s'agit d'épilepsie, l'EEG.

L'intervention

Elle se déroule en deux temps liés. D'abord les électrodes : un cadre stéréotaxique immobilise complètement la tête, l'imagerie cartographie la cible, une incision est faite dans le scalp et une petite ouverture dans le crâne, et les sondes sont guidées jusqu'à leur position. Les centres bien équipés vérifient le placement par enregistrement microélectrode — en écoutant la signature électrique du tissu que traverse l'électrode — et par stimulation d'essai avant de fixer la sonde. L'intervention peut se faire éveillé sous anesthésie locale avec sédation légère, ou endormi. Le générateur est ensuite implanté dans le thorax et relié aux sondes. La programmation commence quelques jours plus tard et n'est pas un rendez-vous unique : les réglages s'affinent sur plusieurs séances étalées sur des semaines, et trouver le bon équilibre peut prendre des mois.

La convalescence, l'appareil, et ce qu'il ne fera pas

Comptez trois à cinq jours d'hospitalisation. Maux de tête et gêne modérée sont habituels au début. La plupart des patients reprennent leurs activités normales en deux à quatre semaines et évitent les efforts intenses — course, natation, sport — pendant quatre à six semaines. Un générateur rechargeable demande environ une à deux heures de charge par semaine ; une pile non rechargeable en est l'alternative, et il vaut mieux trancher avant l'opération qu'après. Les risques sont réels et méritent d'être lus deux fois : hémorragie, infection, accident vasculaire cérébral et œdème liés à l'intervention elle-même ; et du côté du matériel, une sonde qui se déplace ou se positionne imparfaitement, des câbles qui se détachent du générateur, une panne de l'appareil, et une douleur au-dessus du générateur. La stimulation peut aussi provoquer une perte d'équilibre, des engourdissements et picotements, des contractions involontaires, des sensations de secousse, une moindre coordination et, à certains réglages, une majoration du tremblement — la plupart se corrigent par reprogrammation. La stimulation cérébrale profonde ne guérit pas la maladie de Parkinson et ne met pas fin au traitement ; elle stabilise le mouvement et permet généralement des doses plus faibles. Les deux sources citent un pourcentage d'amélioration des symptômes moteurs ; aucune ne l'attribue, et nous ne le reprenons pas.

Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.