Neurochirurgie
Traitement de l'anévrisme cérébral
Fermer un point faible et dilaté d'une artère cérébrale — par un clip posé à travers le crâne, ou par des spires et des stents montés depuis le poignet ou l'aine.
Fermer un point faible et dilaté d'une artère cérébrale — par un clip posé à travers le crâne, ou par des spires et des stents montés depuis le poignet ou l'aine.
En bref
- À l’hôpital
- 7 jours
- Séjour total
- 28 jours
- Coût
- Chiffré après évaluation clinique
Un anévrisme cérébral est une dilatation d'une portion fragilisée d'une artère située dans le cerveau ou à sa proximité, souvent en forme de baie sur une tige. La pression artérielle pousse la paroi affaiblie vers l'extérieur et celle-ci s'amincit en se dilatant, comme une cloque de plus en plus fragile à mesure qu'elle grossit. S'il se rompt, le sang s'échappe dans l'espace entre le cerveau et les fines membranes qui le recouvrent — c'est une hémorragie sous-arachnoïdienne, une forme d'accident vasculaire cérébral hémorragique et une urgence médicale.
Types, tailles et risques
Par la forme, les anévrismes sont sacculaires — à collet bien défini ou à collet large — ou fusiformes, en fuseau et sans collet net ; c'est le collet qui détermine quels traitements sont même possibles. Par la taille, on les décrit comme petits en dessous de 5 mm, moyens de 6 à 15 mm, grands de 16 à 25 mm et géants au-delà de 25 mm. Ce qui fait exactement rompre l'un d'eux n'est pas entièrement compris, mais l'élévation de la pression artérielle en est le contributeur le plus net, et l'effort brusque — soulever une charge lourde, un stress émotionnel prolongé, un accès de colère — revient constamment. Le tabac compte aussi.
Ce que l'on ressent
Non rompu, un anévrisme peut ne rien provoquer pendant des années, ou comprimer les structures voisines : céphalée persistante, paupière tombante, pupille dilatée, douleur derrière un œil, vision double ou floue, engourdissement ou faiblesse d'un côté du visage, difficulté à parler, nausées ou crises convulsives. Une rupture s'annonce autrement. La céphalée est brutale et presque toujours décrite comme la pire que la personne ait connue, et elle peut durer des heures ou des jours. S'y ajoutent une raideur de la nuque, une sensibilité à la lumière, des vomissements, une confusion, des difficultés d'élocution, une faiblesse d'un bras ou d'une jambe, une perte d'équilibre, une crise convulsive ou une perte de conscience. Cette association est une urgence : la bonne réaction est l'hôpital le plus proche immédiatement, non un vol.
Comment on la découvre
Le scanner est le premier examen après une céphalée brutale et sévère, car il montre un saignement à l'intérieur du crâne. L'angioscanner ajoute un produit de contraste pour cartographier les vaisseaux. L'IRM et l'angio-IRM donnent des images artérielles détaillées sans rayonnement. Si le scanner est normal mais que les symptômes évoquent toujours une rupture, une ponction lombaire recherche des globules rouges dans le liquide cérébrospinal. L'angiographie cérébrale par cathéter est la plus précise de toutes — un fin tube monté depuis une grosse artère jusqu'à la circulation cérébrale, avec injection de produit de contraste — et c'est elle qui détecte les anévrismes de moins de 5 mm. C'est aussi la plus invasive, et c'est pourquoi on l'utilise lorsque les autres n'ont pas tranché.
Les trois façons de le traiter
Le clippage chirurgical est une chirurgie ouverte : un volet osseux est retiré, le chirurgien identifie le vaisseau qui alimente l'anévrisme et pose un petit clip métallique en travers de son collet, le fermant définitivement. L'embolisation endovasculaire évite d'ouvrir le crâne — un cathéter est monté depuis une grosse artère, habituellement à l'aine, jusqu'à l'anévrisme, et un guide pousse de souples spires de platine dans le sac jusqu'à ce que le sang n'y circule plus. Les diverteurs de flux sont l'option la plus récente : un stent souple en maille posé dans l'artère porteuse redirige le sang au-delà de l'anévrisme, de sorte que l'organisme cicatrise progressivement et reconstruit la paroi artérielle ; on les emploie pour les grands anévrismes que ni le clip ni les spires ne peuvent traiter sans danger. Certains anévrismes non rompus sont surveillés plutôt que traités, avec contrôle de la pression artérielle, arrêt du tabac et imagerie répétée. Ce qui s'applique à vous se décide sur l'anatomie — taille, position et collet de l'anévrisme — envoyez donc les images de l'angiographie elles-mêmes, non le compte rendu. Les deux sources citent des chiffres de mortalité pour les anévrismes rompus ; aucune ne les attribue, nous ne les reprenons donc pas. Ce qui n'est pas douteux, c'est qu'une rupture met la vie en jeu et que traiter un anévrisme à haut risque avant qu'il ne rompe est une proposition fondamentalement différente de le traiter après.
Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.