Neurochirurgie

Chirurgie de l'épilepsie

Pour des crises que deux médicaments ou plus n'ont pas réussi à contrôler — en retirant, en déconnectant ou en interrompant électriquement la zone du cerveau où naissent les crises.

Pour des crises que deux médicaments ou plus n'ont pas réussi à contrôler — en retirant, en déconnectant ou en interrompant électriquement la zone du cerveau où naissent les crises.

En bref

À l’hôpital
4 jours
Séjour total
21 jours
Coût
Chiffré après évaluation clinique

L'épilepsie est la tendance à des crises récurrentes et non provoquées, causées par des salves soudaines d'activité électrique anormale dans le cerveau, qui modifient le comportement, la sensation, la conscience ou le contrôle musculaire selon l'endroit où elles débutent. La chirurgie n'est jamais le premier traitement. Elle devient une option sérieuse lorsque au moins deux antiépileptiques n'ont pas contrôlé les crises, lorsque celles-ci sont assez fréquentes pour perturber la vie ordinaire, ou lorsqu'une affection autre que l'épilepsie s'avère les provoquer.

Pourquoi ne pas simplement vivre avec

Parce que des crises non contrôlées ont leur propre coût : blessures physiques pendant une crise, noyade si elle survient dans l'eau, dégradation progressive de la mémoire et de la pensée, dépression et anxiété, retard de développement chez l'enfant, et un risque faible mais réel de mort subite. Peser la chirurgie consiste à comparer ces risques à l'intervention, et non l'intervention à rien du tout.

Le bilan — qui représente l'essentiel du travail

Le but du bilan est de trouver précisément où les crises débutent et si cette portion de cerveau peut être retirée sans danger. L'EEG enregistre l'activité électrique par des électrodes posées sur le scalp. L'enregistrement vidéo-EEG capte les crises réelles au moment où elles se produisent, ce qui permet d'en identifier le type et l'origine. L'EEG ambulatoire renvoie le patient chez lui avec un enregistreur portable pendant un à trois jours. L'IRM ou le scanner recherche une tumeur, une cicatrice ou un kyste derrière les crises. Les analyses de sang vérifient l'absence d'infection et les fonctions métabolique, hépatique et rénale. Lorsque l'origine reste incertaine ou se situe près d'une zone cérébrale fonctionnellement critique, la stéréo-EEG avec électrodes implantées et le test de Wada cartographient le foyer et les zones à préserver. Si cette étape ne parvient pas à localiser les crises, la chirurgie n'est pas proposée — et cette réponse est un résultat légitime du bilan.

Les interventions, et à quoi chacune sert

La chirurgie de résection, la plus fréquente, retire la petite zone d'où naissent les crises — souvent le siège d'une tumeur, d'une malformation ou d'une ancienne lésion. La thermothérapie interstitielle par laser est bien moins invasive : un laser guidé par IRM détruit un petit volume de tissu ciblé avec précision. La callosotomie sectionne, partiellement ou totalement, le faisceau de fibres qui unit les deux hémisphères, et s'emploie chez l'enfant dont l'activité anormale se propage d'un côté à l'autre. L'hémisphérectomie retire la substance grise d'un hémisphère, pour des crises naissant de plusieurs sites d'un même hémisphère du fait d'une affection présente à la naissance ou dans la petite enfance ; l'hémisphérectomie fonctionnelle obtient la même déconnexion sans retirer le tissu. La stimulation cérébrale profonde implante un dispositif qui délivre des signaux électriques à intervalles réguliers pour interrompre l'activité génératrice de crises.

L'intervention, la convalescence, et la réserve honnête

Les interventions de résection et de déconnexion se font sous anesthésie générale. Une petite zone du scalp est rasée et nettoyée, une incision est pratiquée, un volet osseux est temporairement retiré, le tissu cible est retiré, déconnecté ou le dispositif implanté, puis l'os est remis en place et le scalp refermé. Comptez trois à quatre jours d'hospitalisation, la première nuit en soins intensifs. Fatigue, maux de tête et vertiges sont habituels les premières semaines ; la plupart des patients reprennent leurs activités normales en quatre à six semaines, avec une récupération complète en un à trois mois et un suivi régulier tout du long. Les crises peuvent réapparaître après l'opération, le plus souvent parce que la zone génératrice n'a pas été entièrement retirée. Les deux sources que nous avons utilisées citent un pourcentage de disparition des crises ; aucune ne l'attribue à un registre ni à une série publiée, nous ne le reprenons donc pas. Demandez à votre chirurgien les résultats de son propre centre pour votre intervention précise — c'est ce chiffre-là qui vous concerne.

Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.