Hépatologie

Traitement de l’hépatite C

La seule hépatite virale chronique que les comprimés modernes guérissent vraiment. Une cure courte, prise chez soi, avec une prise de sang des mois plus tard pour confirmer.

La seule hépatite virale chronique que les comprimés modernes guérissent vraiment. Une cure courte, prise chez soi, avec une prise de sang des mois plus tard pour confirmer.

En bref

Séjour total
7 jours
Coût
Chiffré après évaluation clinique

L’hépatite C est un virus qui infecte le foie et l’enflamme. Il peut rester des années dans le sang sans être remarqué, et les dégâts qu’il cause pendant ce temps sont la raison pour laquelle il compte. C’est aussi la bonne nouvelle de cette partie du site : contrairement à l’hépatite B, l’hépatite C chronique peut être guérie, et le traitement consiste en comprimés et non en injections.

Comment elle se propage

Principalement par contact avec du sang infecté — aiguilles partagées, contact direct avec du sang, matériel de tatouage ou de piercing non stérilisé, et objets personnels partagés comme des rasoirs. La transmission lors de rapports non protégés et de la mère à l’enfant existe mais reste peu fréquente. Elle ne se transmet pas par contact ordinaire.

Aiguë, chronique, et pourquoi la plupart des gens passent à côté

L’infection initiale ne produit généralement aucun symptôme — la plupart des personnes n’en ont aucun — de sorte qu’elle est rarement détectée à ce stade. Lorsque le virus est encore présent six mois plus tard, l’infection est chronique, et c’est ce qui arrive dans la grande majorité des cas. Lorsque des symptômes apparaissent, ils n’ont rien de spécifique : fatigue, fièvre modérée, maux de tête, nausées, douleurs articulaires, démangeaisons, urines foncées, gêne abdominale, perte d’appétit, et jaunissement des yeux et de la peau. Non traitée pendant des années, l’infection chronique peut provoquer une cirrhose et un cancer du foie.

Comment on la diagnostique

Deux étapes. Un test d’anticorps montre si vous avez déjà été exposé. Comme les anticorps persistent après la disparition du virus, un résultat positif est suivi d’un test de l’ARN viral, qui montre si le virus est réellement présent maintenant. S’il l’est, deux éléments supplémentaires sont mesurés : le génotype, dont il existe six, et la charge virale. Les deux aident à décider quelle association de médicaments utiliser et pendant combien de temps.

Le traitement et ce que guérir veut dire

Les antiviraux à action directe attaquent des étapes précises du cycle de vie du virus. La cure se prend à domicile pendant un nombre défini de semaines — la durée dépend du génotype, de l’étendue des lésions hépatiques et du fait d’avoir déjà été traité ou non. La guérison est confirmée par une prise de sang réalisée quelques mois après la fin de la cure : si aucun virus n’est alors détectable, on parle de réponse virologique soutenue, et c’est une véritable guérison et non une rémission. Deux choses restent vraies ensuite. La guérison élimine le virus, pas la cicatrisation qu’il a déjà provoquée, si bien que toute personne ayant une cirrhose constituée reste surveillée. Et elle ne confère pas d’immunité — une réinfection est possible en cas de nouvelle exposition. Si vous nous demandez un avis, envoyez le résultat de l’ARN, le génotype et toute élastographie ; sans le génotype, le plan ne peut pas être établi.

Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.