Hépatologie

Traitement de l’hépatite B

Contrôlable plutôt que guérissable. Des comprimés antiviraux, une surveillance à vie, et un vaccin qui protège votre entourage.

Contrôlable plutôt que guérissable. Des comprimés antiviraux, une surveillance à vie, et un vaccin qui protège votre entourage.

En bref

À l’hôpital
1 jour
Séjour total
10 jours
Coût
Chiffré après évaluation clinique

L’hépatite B est une infection virale qui enflamme le foie. Elle peut être aiguë — une maladie courte que l’organisme élimine — ou chronique, c’est-à-dire que le virus est toujours présent après six mois. Ce qui se produit dépend largement de l’âge auquel la personne a été infectée, et cela détermine tout le reste.

Comment elle se transmet, et comment elle ne se transmet pas

Par contact avec du sang et des liquides corporels infectés : aiguilles partagées, rapports sexuels, tatouage ou piercing avec du matériel non stérile, piqûre accidentelle au travail, et de la mère à l’enfant à la naissance. Elle ne se transmet pas par contact ordinaire, par la toux ou l’éternuement, ni en partageant un repas. Cette distinction mérite d’être dite clairement, car l’hypothèse inverse cause un isolement considérable et inutile aux personnes qui vivent avec.

Aiguë et chronique

Une hépatite B aiguë chez un adulte en bonne santé se résout généralement d’elle-même en six mois, même si elle peut provoquer un ictère, des nausées, de la fièvre et une fatigue marquée pendant ce temps. L’hépatite B chronique persiste au-delà de six mois et c’est la forme qui compte sur une vie, car elle peut conduire à une cirrhose, à une insuffisance hépatique et à un cancer du foie. Beaucoup de personnes qui en sont porteuses se sentent parfaitement bien, et c’est précisément pourquoi elle est souvent découverte tard.

Symptômes et diagnostic

Douleurs abdominales, urines foncées, fièvre, douleurs articulaires, perte d’appétit, nausées et vomissements, fatigue et ictère — ou rien du tout. Les analyses de sang identifient le virus et distinguent l’infection aiguë de la chronique. L’élastographie impulsionnelle, un examen qui mesure la dureté du foie, évalue l’étendue des lésions sans aiguille ; la biopsie hépatique est utilisée lorsqu’il faut plus de détail.

Le traitement, décrit honnêtement

Il n’existe pas de guérison. Ce qui existe, c’est un bon contrôle. L’infection chronique se traite par des antiviraux oraux, pris généralement au long cours et souvent à vie, qui suppriment le virus et réduisent les dégâts qu’il cause ; les injections d’interféron sont une alternative chez certaines personnes. L’infection aiguë est prise en charge de façon symptomatique — hydratation, nutrition, antalgiques — pendant que l’organisme l’élimine. La transplantation relève de la cirrhose avancée et non de l’hépatite B elle-même. Deux choses méritent d’être faites quel que soit le traitement : un vaccin existe et il est efficace, donc les proches vivant sous le même toit et les partenaires devraient être testés et vaccinés ; et la surveillance continue même quand vous allez bien, car son objet est de détecter les lésions avant qu’elles ne se ressentent. Si vous organisez un avis avec nous, envoyez le résultat de l’antigène de surface, la charge virale si elle a été mesurée, et toute élastographie ou échographie.

Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.