Néphrologie

Traitement de l’insuffisance rénale aiguë

Des reins qui s’arrêtent en heures ou en jours plutôt qu’en années. Souvent réversible — c’est pourquoi trouver vite la cause compte plus que tout le reste.

Des reins qui s’arrêtent en heures ou en jours plutôt qu’en années. Souvent réversible — c’est pourquoi trouver vite la cause compte plus que tout le reste.

En bref

À l’hôpital
7 jours
Séjour total
21 jours
Coût
Chiffré après évaluation clinique

L’insuffisance rénale aiguë — également appelée atteinte rénale aiguë — est la perte soudaine de la capacité des reins à débarrasser le sang des déchets, du sel et de l’excès de liquide. Elle se développe en heures ou en jours plutôt qu’en mois, et chez une personne par ailleurs en bonne santé elle est souvent réversible. C’est le point le plus important à comprendre : il s’agit généralement d’un problème à défaire, non d’un état permanent à gérer.

Trois endroits où le problème peut se situer

En amont du rein, l’apport sanguin qui lui parvient a chuté — déshydratation sévère, ou maladie cardiaque ou hépatique réduisant la circulation efficace. Dans le rein, le tissu lui-même est lésé — par un processus auto-immun, par de fortes doses d’un médicament, ou par un traumatisme direct. En aval du rein, l’évacuation est bloquée quelque part sur les voies urinaires. Ces trois situations se comportent différemment et se traitent différemment, et c’est pourquoi la première tâche est de déterminer laquelle est devant vous.

Ce que l'on ressent

Fatigue, gonflement par rétention de liquide, perte d’appétit, nausées et vomissements. La tension peut monter ou chuter. Il peut y avoir une odeur inhabituelle de l’haleine et un goût métallique, des tremblements, des ecchymoses faciles, une baisse de sensibilité des mains et des pieds, et — à mesure que les déchets s’accumulent — confusion et somnolence. Certains de ces signes arrivent tard, ce qui explique qu’une baisse de la diurèse chez une personne malade soit prise au sérieux avant l’apparition des symptômes.

Comment elle est confirmée

L’examen clinique d’abord, à la recherche de liquide dans les poumons et d’œdèmes. Puis les analyses de sang — urée, créatinine, potassium, sodium et débit de filtration estimé — et l’analyse d’urine. L’imagerie suit si une obstruction est suspectée : échographie le plus souvent, avec radiographie, scanner ou IRM lorsque plus de détail est nécessaire. Le but de l’imagerie n’est pas tant le rein lui-même que l’évacuation, car un système bloqué est la forme de ce problème qui se corrige mécaniquement.

Le traitement, et le moment où la dialyse entre en jeu

Le traitement vise la cause et la sécurité de la personne pendant que les reins récupèrent : des liquides lorsque le problème est un manque, l’arrêt ou le changement du médicament lorsqu’il est en cause, la levée de l’obstruction lorsqu’il y en a une, et une gestion attentive du potassium et de l’équilibre hydrique tout du long. La dialyse — hémodialyse ou dialyse péritonéale — sert à faire temporairement le travail des reins lorsque les déchets ou le potassium atteignent un niveau dangereux. Ce n’est pas la même décision que la dialyse au long cours d’une maladie chronique, et elle n’est généralement pas définitive. La transplantation concerne le petit nombre de cas où la fonction ne revient pas ; notre page sur la greffe de rein traite de cela.

Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.