Hépatologie
Radioembolisation hépatique
Des microsphères radioactives délivrées dans l’artère qui nourrit une tumeur du foie. Pour les tumeurs inopérables, par une aiguille plutôt que par une incision.
Des microsphères radioactives délivrées dans l’artère qui nourrit une tumeur du foie. Pour les tumeurs inopérables, par une aiguille plutôt que par une incision.
En bref
- À l’hôpital
- 5 jours
- Séjour total
- 21 jours
- Coût
- Chiffré après évaluation clinique
La radioembolisation transartérielle — aussi appelée radioembolisation à l’yttrium — traite les tumeurs du foie depuis l’intérieur de la vascularisation. De minuscules microsphères de verre ou de résine portant l’isotope radioactif de l’yttrium sont injectées dans les branches de l’artère hépatique qui nourrissent la tumeur, s’y logent et l’irradient de l’intérieur. Elle est réalisée par un radiologue interventionnel au moyen d’un cathéter, et non par un chirurgien au moyen d’une incision.
Dans quels cas on l’utilise
Le carcinome hépatocellulaire, le cancer primitif du foie le plus fréquent. Un cancer qui s’est étendu au foie depuis ailleurs. Le cholangiocarcinome, cancer des voies biliaires. Elle vise particulièrement les tumeurs qui ne peuvent pas être retirées chirurgicalement et les patients qui ne sont pas aptes à une opération — c’est la situation à laquelle elle existe pour répondre.
Pourquoi il faut deux visites
La première est une procédure de cartographie, et elle n’est pas facultative. Une angiographie hépatique cartographie l’anatomie artérielle de votre foie, qui varie davantage d’une personne à l’autre que la plupart des structures. Puis une dose de particules inoffensives, de taille voisine des microsphères de traitement, est injectée et scintigraphiée, afin de voir où elles vont réellement. Le but est de mesurer la part qui passerait vers les poumons, et de repérer tout vaisseau qui emmènerait des microsphères vers l’estomac ou l’intestin. Ce n’est qu’après cela que la dose de traitement est calculée et la seconde procédure programmée. Sauter cette étape est la façon dont l’irradiation atteint le mauvais organe.
Le traitement lui-même
Le cathéter est repositionné dans l’artère hépatique et les microsphères d’yttrium sont délivrées. Cela prend environ trois à quatre heures selon la position de la tumeur et son étendue. Suit une hospitalisation d’environ quatre à cinq jours, en partie pour la radioprotection : vous êtes brièvement une source, et les précautions sont pour votre entourage plutôt que pour vous.
Ensuite
Fatigue, nausées, vomissements et douleurs abdominales sont fréquents les jours suivants et se calment habituellement. Plus rarement surviennent un saignement au point de ponction, une irradiation atteignant le foie sain ou des organes voisins, une dégradation de la fonction hépatique, ou une baisse des globules blancs ou des plaquettes. Une imagerie de contrôle est réalisée pour voir la réponse de la tumeur, et ce traitement fait souvent partie d’un plan plutôt qu’il n’en constitue la totalité — chimiothérapie, ablation, résection ou transplantation peuvent l’accompagner. Demandez qui coordonne ce plan, car une procédure réalisée à l’écart d’une équipe d’oncologie est une procédure sans étape suivante.
Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.