Neurologie

Traitement de la maladie de Parkinson

Des médicaments qui remplacent la dopamine que le cerveau ne produit plus, une rééducation qui entretient le mouvement, et la chirurgie seulement lorsque les comprimés ne suffisent plus.

Des médicaments qui remplacent la dopamine que le cerveau ne produit plus, une rééducation qui entretient le mouvement, et la chirurgie seulement lorsque les comprimés ne suffisent plus.

En bref

À l’hôpital
2 jours
Séjour total
30 jours
Coût
Chiffré après évaluation clinique

La maladie de Parkinson est une affection évolutive du système nerveux. Les cellules cérébrales qui fabriquent la dopamine — la substance chimique qui transmet les consignes de mouvement — meurent progressivement, et à mesure que le taux de dopamine baisse, les mouvements deviennent lents et raides. Elle débute généralement après 60 ans, même si des personnes plus jeunes reçoivent aussi ce diagnostic. Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes, et les antécédents familiaux augmentent le risque, tout comme les traumatismes crâniens et une exposition prolongée aux herbicides et aux pesticides.

À quoi cela ressemble

Le tremblement est le symptôme que tout le monde connaît : il commence habituellement dans une main au repos, puis s'étend. S'y ajoutent la lenteur, la raideur musculaire et la perte des mouvements auxquels personne ne pense — le bras qui ne balance plus à la marche, le visage qui cligne et sourit moins souvent, l'écriture qui rétrécit. La parole s'aplatit en monotone ou devient mal articulée. L'équilibre et la posture se dégradent, et la marche se réduit à de petits pas traînants. Plus tard peuvent apparaître des difficultés à avaler, des troubles vésicaux, une constipation, un sommeil fragmenté, une humeur basse et des troubles de la mémoire et de la pensée. Un côté du corps est habituellement plus atteint que l'autre.

Comment on la diagnostique

Aucun examen ne prouve à lui seul la maladie de Parkinson. Le diagnostic est clinique : un interrogatoire détaillé et un examen neurologique, des analyses de sang pour écarter d'autres causes des mêmes symptômes, et l'imagerie — IRM, et scintigraphie SPECT ou DaTscan du transporteur de la dopamine — utilisée surtout pour exclure les affections qui l'imitent. Comme le tableau se construit avec le temps, les consultations de suivi font partie du diagnostic et n'en sont pas un appendice.

En quoi consiste réellement le traitement

Les médicaments qui restaurent ou remplacent la dopamine font l'essentiel du travail. La carbidopa-lévodopa en est la base et peut être prise par voie orale, inhalée, ou perfusée directement dans l'intestin grêle lorsque les doses avalées cessent de durer. Autour d'elle se placent les agonistes dopaminergiques, les inhibiteurs de la MAO-B comme la sélégiline, la rasagiline et la safinamide, les inhibiteurs de la COMT comme l'entacapone et l'opicapone qui prolongent chaque dose de lévodopa, les anticholinergiques contre le tremblement, et l'amantadine au stade précoce. Chacun a son revers — nausées, insomnie, hallucinations, comportements compulsifs ou mouvements involontaires — et c'est pourquoi le schéma se règle en continu plutôt qu'il ne se prescrit une fois pour toutes. La kinésithérapie pour l'équilibre et les étirements, l'orthophonie et l'ergothérapie ne sont pas des suppléments facultatifs : c'est ce qui conserve la fonction que les comprimés achètent.

Quand la chirurgie intervient, et ce qu'elle peut honnêtement offrir

La stimulation cérébrale profonde est envisagée lorsque la maladie évolue depuis environ cinq ans ou plus et que les médicaments ne maintiennent plus les symptômes de façon stable. Elle ne guérit pas la maladie et ne supprime pas le besoin de médicaments — elle stabilise le tremblement et le mouvement et permet généralement des doses plus faibles. Comptez un séjour en Inde d'environ vingt-cinq à quarante jours pour un bilan complet et un plan de traitement. L'amélioration commence généralement en un à trois mois, et chez certains elle approche neuf mois. La maladie de Parkinson reste une affection chronique ; l'exercice régulier et une routine stable la maintiennent contrôlée plus longtemps que les médicaments seuls.

Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.