Oncologie
Traitement du cancer de la prostate
De la surveillance active à la chirurgie, la radiothérapie et l'hormonothérapie — le choix repose sur le score de Gleason, le stade et ce que votre vie peut absorber comme traitement.
De la surveillance active à la chirurgie, la radiothérapie et l'hormonothérapie — le choix repose sur le score de Gleason, le stade et ce que votre vie peut absorber comme traitement.
En bref
- À l’hôpital
- 5 jours
- Séjour total
- 21 jours
- Coût
- Chiffré après évaluation clinique
Le cancer de la prostate est le cancer le plus diagnostiqué chez l'homme, et il s'agit le plus souvent d'un adénocarcinome, dont la croissance est habituellement lente. Ce seul fait détermine tout : pour certains hommes, une surveillance rapprochée est un plan légitime et non un report, tandis qu'une maladie agressive doit être traitée sans attendre. Le score de Gleason et le stade sont ce qui sépare les deux.
Comment il est diagnostiqué et gradé
Un dosage sanguin du PSA et un toucher rectal viennent habituellement en premier. L'IRM multiparamétrique repère les zones suspectes et guide une biopsie à l'aiguille, puis un anatomopathologiste grade les deux motifs cellulaires les plus fréquents pour donner le score de Gleason : six ou moins correspond à un bas grade, sept à un grade intermédiaire, huit à dix à un haut grade plus susceptible de se disséminer. Le système TNM décrit l'étendue, et une TEP au PSMA peut déceler une dissémination que les autres examens manquent. Le dépistage est généralement conseillé à partir de 55 ans environ, plus tôt pour les hommes dont le père ou le frère a été atteint, et pour les hommes d'origine africaine, dont le risque est nettement plus élevé.
Les traitements disponibles
La prostatectomie radicale retire toute la glande, par chirurgie ouverte, cœlioscopique ou assistée par robot, et dure environ deux à quatre heures sous anesthésie générale ; la technique de préservation nerveuse est employée lorsque le cancer le permet, afin de protéger la continence et la fonction sexuelle. La RTUP soulage l'obstruction urinaire mais ne guérit pas le cancer. La radiothérapie se présente sous forme d'IMRT sur de nombreuses séances ou de SBRT en trois à cinq séances seulement, et la protonthérapie et l'HIFU sont disponibles dans des cas sélectionnés. L'hormonothérapie (suppression androgénique) abaisse la testostérone qui alimente la croissance et sert dans la maladie avancée, et une radiothérapie vectorisée ciblant le PSMA existe pour le cancer métastatique.
La convalescence et ce à quoi vous attendre
Avant l'intervention, attendez-vous à des analyses de sang, à de l'imagerie et souvent à un ECG, ainsi qu'à des conseils pour arrêter de fumer, ajuster vos médicaments et commencer des exercices du plancher pelvien — ces exercices aident réellement ensuite. Après l'opération, vous passez en salle de réveil pour surveillance et reprenez progressivement vos activités. La continence urinaire et la fonction érectile sont les deux effets à aborder franchement avant plutôt qu'à découvrir après ; l'une et l'autre s'améliorent au fil des mois chez beaucoup d'hommes, et aucune ne doit être passée sous silence. Le PSA est ensuite contrôlé selon un calendrier pendant des années.
Avant de donner votre accord
Demandez quels sont exactement votre score de Gleason et votre stade, si une surveillance active est raisonnable pour vous, si une chirurgie avec préservation nerveuse est prévue, et quel est l'effet réel sur la continence et la fonction sexuelle entre les mains de ce chirurgien-là. Nous posons ces quatre questions par écrit avant votre départ, et nous ne citons pas de chiffres de survie — seul l'oncologue qui a votre biopsie peut parler honnêtement du pronostic.
Cette page fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. La pertinence d’une intervention relève d’un médecin qualifié ayant examiné vos comptes rendus.